Developpement personnel

Un arbre ne bourgeonne que quand c’est le bon moment !

Hâte-toi lentement, et tu avanceras

On vit tous des périodes de fatigue extrême, qu’elle soit physique ou mentale. Lorsque cela arrive, on a l’impression d’avoir une chape de plomb sur nos épaules qui nous empêche de faire le moindre petit pas dans notre vie. Nous nous voyons comme une coquille vide incapable de faire quoi que ce soit.

Le moindre effort, la moindre action demandent une énergie que nous ne pensons pas avoir :

Les rendez-vous médicaux des enfants…

Les obligations professionnelles…

Les contraintes familiales…

Même les activités agréables, telles que les sorties entre amis…

TOUT nous semble insurmontable.

TOUT demande de puiser dans notre capital volonté pour nous mettre en action.

Mais la volonté, c’est comme un élastique. Plus on tire dessus, et plus il se détend et risque de se casser.

Personne ne peut puiser sans arrêt dans cette ressource.

Mais pour ne pas nous sentir en décalage avec les autres, ceux qui se bougent, agissent et semblent vivre une vie sans lutte permanente, nous entrons dans le cercle vicieux de la culpabilité.

 Tournent alors, dans notre tête, des phrases à grand coup de « Il faut que… », « Je dois… », « Je ne peux pas… »

« Il faut à tout prix que je me bouge ! »

« Les choses ne se feront pas sans moi. Je dois me mettre en action ! »

« Je ne peux pas rester un zombie comme ça. Que vont penser les autres ! »

« Il ne pourra rien m’arriver si je ne me secoue pas ! »

Ces phrases culpabilisantes entrainent automatiquement un manque de confiance en soi et en la vie.

C’est sûr, on ne s’en sortira jamais!

Et pourtant, lorsque l’on regarde autour de nous, la nature nous montre que ces phases de contractions, ces phases où la vie semble nous quitter sont naturelles.

En hiver, les arbres sont en dormance.

Ils ne croissent plus.

Ils ne se reproduisent plus.

Il leur faut attendre les bonnes conditions météorologiques pour renaître.

Il ne sert à rien d’attendre qu’un arbre bourgeonne en hiver. Cela lui est impossible.

Nous acceptons tous cette condition sans aucun « il faut que ».

Alors, pourquoi n’avons-nous pas cette patience pour nous ?

Pourquoi refuser de se donner le temps nécessaire à sa propre reconstruction ?

Si notre reconstruction passe par ne faire rien d’autre que lire sans s’arrêter, se promener dans la nature, regarder des séries télé. Faisons-le sans culpabiliser.

Car nous ne faisons pas rien.

Non.

Nous nous reconstruisons. Et c’est déjà énorme.

Pas besoin de se mettre une pression supplémentaire.

Nous donnons déjà notre plein potentiel.

Ce n’est peut-être pas ce que l’on pense devoir donner. Mais c’est tout simplement, ce que l’on peut donner à ce moment donné.

Il ne sert à rien de vouloir aller plus vite.

Écoutons-nous.

Acceptons notre situation inconditionnellement. C’est l’unique façon de renaître dans la période d’expansion qui nous attend.

Et tout comme chaque espèce d’arbre demande des conditions de croissance particulière. Chaque être humain est unique dans sa reconstruction. Ne rentrons pas dans le cercle vicieux de la comparaison.

NOUS N’AVONS QU’UNE CHOSE EN COMMUN AVEC LES AUTRES, C’EST NOTRE UNICITÉ

Même si un bouleau et un pommier sont 2 arbres, ils ne croissent pas de la même façon. Cela nous semble normal. Alors appliquons cette bienveillance à nous-même !

Et pour finir ma comparaison entre les hommes et les arbres, j’ai une question pour vous.

Savez-vous quand les bourgeons apparaissent sur l’arbre ?

A la fin de l’hiver ?

Au printemps ?

Eh bien non !

Les bourgeons sont formés par l’arbre pendant l’été, lorsqu’il a l’énergie pour le faire. Aucun arbre en dormance n’a la force de créer quoi que ce soit.

Les bourgeons restent ensuite discrets sur l’arbre pendant tout l’automne et l’hiver.

Puis, au printemps, par l’action de la lumière, ils se gonflent, prêts à éclore.

Qu’est-ce que cela a à voir avec nous ?

Cela veut tout simplement dire, que nous aussi, nous avons déjà tout en nous. Toutes les clefs pour réussir notre propre expansion sont déjà en nous.

Discrètes.

Endormies.

Mais en nous !

Il nous faut juste accepter d’attendre les bonnes conditions pour les faire émerger et ainsi réussir à vivre la vie épanouissante que nous souhaitons.

Tout comme un arbre subit une série d’évolutions physiologiques nécessaires à sa croissance, nous subissons tous des périodes de contraction préalables à notre expansion.

L’important est de conserver la foi. Une confiance inébranlable en soi et en la vie.

Se laisser vivre chaque instant sans culpabiliser.

Se donner le temps nécessaire pour laisser émerger les clefs qui sont en nous.

Ne pas s’obliger à faire des choses pour devenir ce que nous pensons devoir être.

Mais au contraire, ÊTRE SOI EN TOUTE CONSCIENCE.

2 réflexions au sujet de « Un arbre ne bourgeonne que quand c’est le bon moment ! »

  1. Merci Barbara pour ce texte que je trouve trés juste et éclairant. Il me parle beaucoup et me rappelle que je dois être bienvaillante avec moi même car comme tout être vivant le flux des saisons joue sur nous.

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