Developpement personnel

Je veux… Respecter mes propres besoins avant ceux des autres

Je veux respecter mes besoins avant ceux des autres

Ces derniers jours, je chemine énormément grâce à un programme d’écriture. Il bouscule mes croyances, et j’en ressors grandi à chaque exercice. Chaque jour amène sa dose de questionnements afin que je puisse définir clairement qui je suis.

Alors bien sûr, à force de creuser de plus en plus en profondeur, mes sentiments font souvent le grand 8. Car je déterre des besoins que j’ai enfouis le plus loin possible et qui ne demandent qu’à enfin exploser au grand jour.

 

Cela a été le cas cette semaine. Nous avons fait un exercice sur le tri dont le but est de nous apprendre à ne conserver que ce qui est fluide pour nous, que ce qui nous est nécessaire.

Bizarrement, depuis cet exercice, chaque demande de mes enfants m’apparaissait comme impossible à répondre, comme si elle mangeait toute mon énergie vitale. C’était très violent. Je répondais souvent par la colère à leurs demandes qui m’apparaissaient injustes. « Comment pouvaient-ils être sans arrêt en demande alors que je me plie en 4 pour eux ! ».

Et plus je m’énervais, plus je rentrais dans le cercle de la culpabilité. « Quelle mauvaise maman je suis à m’énerver comme ça sans arrêt sur mes enfants ! »

Le cercle vicieux était lancé.

 

Alors bien sûr, je prenais de plus en plus conscience en amont des signes physiologiques de mon énervement (rythme cardiaque qui s’accélère, respiration plus courte, mâchoire qui se crispe, poings qui se serrent) pour ne pas basculer trop souvent du côté obscure.

Je me vois encore samedi, en plein rayon biscuit du supermarché, à essayer de contrôler ma respiration pour réussir à finir les courses sans cri.

Alors oui, cet exercice de respiration est très efficace pour ne pas exploser. Oui, me concentrer sur les mouvements de mon diaphragme a pour effet de calmer immédiatement mon cerveau en ébullition.

Pour autant, ce retour au calme n’était qu’une accalmie avant la prochaine crise.

 

J’ai également tenté de me coucher plus tôt, de me reposer plus. En effet, le manque de sommeil entraîne immédiatement chez moi un état mental propice aux débordements : la perte de sommeil me fait généralement tout paraître bien plus dramatique que la réalité. Aucun résultat positif à part une peau bien reposée…

 

Alors, j’ai essayé de relativiser les situations vécues en restant la plus objective possible. Mon cadet ayant développé une néophobie alimentaire, je sais par la force des choses que c’est dans notre cortex préfrontal que le cerveau s’appuie pour conserver sa capacité de raisonnement ; à l’opposé de l’amygdale qui est le siège des émotions. Alors, j’ai essayé de me raisonner, de temporiser l’émotion en me demandant si cela était vraiment nécessaire de m’énerver comme ça, si la situation aura un impact réel dans ma vie.

La réponse dans les 2 cas était non, bien évidemment. Car la situation n’était pas le vrai problème.

Je ne m’énervais pas parce que mon fils avait renversé son verre. Non. Je m’énervais pour un besoin plus profond qui n’arrivait pas à sortir.

 

Il me fallait donc creuser vraiment pour ne plus être dans le contrôle de mon énervement mais au contraire pourvoir être sereine.

Ce travail, je l’ai fait dimanche matin. Après quasiment une semaine à passer de colère en colère, j’ai enfin compris que derrière mes émotions si violentes se cachait un besoin important.

Si les demandes de mes enfants me blessent, si je me laisse submerger par la colère, le stress, c’est qu’à un moment donné mes enfants / la situation ont trouvé une faille qui a remonté un besoin insatisfait. Ma colère n’est qu’un signal d’alarme que je dois écouter.

 

Et je l’ai enfin entendu !

 

Alors dimanche matin, j’ai pris mon carnet et j’ai écrit. J’ai cherché à comprendre quel nœud se cache derrière mon énervement. L’écriture est un outil essentiel à mes yeux pour bien travailler mon état d’esprit. Lorsque quelque chose me tracasse, c’est dans mon carnet, mes pages du matin que je déroule la pelote jusqu’à comprendre mon besoin caché tout au fond de mon émotion.

 

« Je suis en colère parce que je pense qu’il ne devrait pas m’interrompre sans arrêt quand je travaille. »

Ok, Je continue de gratter. Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Et ainsi de suite jusqu’à trouver la cause profonde (besoin de me respecter, de m’affirmer, de contribuer, de trouver un sens à ce que je vis…).

 

Ce qu’il est ressorti de mes pages, c’est le besoin de m’écouter. De ne plus faire passer les besoins / envies des autres avant mes propres besoins. Je me suis beaucoup et longtemps oubliée pour ne me concentrer que sur les besoins / attentes des autres (enfants, mari, proches…).

Il est important pour moi d’être à l’écoute des autres. L’altruisme est une valeur essentielle à mes yeux. Pour autant, je dois aussi être à l’écoute de mes propres besoins. Car comment offrir aux autres ce qu’on ne s’offre pas à soi-même ?

 

De même, je ne dois pas confondre besoins des autres et envies / attente. S’il est important pour moi de répondre aux besoins des gens que j’aime, je n’ai pas pour autant à répondre positivement à toutes leurs demandes, à toutes leurs envies. On en revient à l’importance de s’affirmer en disant Non.

Alors, maintenant que mes besoins sont réellement identifiés, j’ai pris la décision d’agir et d’y répondre entièrement. Je refuse de continuer à voir ma vie affectée par mon manque de respect envers moi-même.

J’ai donc décidé de me respecter en premier.

Et je suis persuadée que c’est également la meilleure façon de continuer à respecter profondément les autres.

 

Depuis, la sérénité est revenue dans le cocon familial. Je suis à nouveau capable d’entendre les demandes de mes enfants sans m’énerver, sans perdre mon calme.

Je ne me sens plus vampirisée, mon énergie est de nouveau présente.

 

Il m’apparait donc essentiel maintenant de bien comprendre derrière chaque émotion ressentie le besoin caché derrière. C’est comme ça que l’on avance sereinement sur le chemin de notre (re)construction.

 

Et toi, pars-tu également en exploration de tes besoins lorsque tu fais face à des émotions violentes ?

Raconte-moi tout !

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3 réflexions au sujet de « Je veux… Respecter mes propres besoins avant ceux des autres »

  1. Entièrement d’accord avec toi. Au lieu de culpabiliser sur un sentiment négatif ou ma réponse un peu trop impulsive, je me dis, stop, tiens tiens, voilà un besoin non assouvi qu’il me faut identifier…
    Une fois démasqué, il me faut l’exprimer calmement avant que la moutarde ne monte trop, ne pas attendre trop longtemps, c’est essentiel, ne surtout pas attendre que l’autre devine à ma place ce besoin, grosse erreur.
    Puis, exprimer un souhait qui puisse combler un peu ce besoin, par une demande, une question, car il faut au final, savoir demander. (dans ton exemple: peux-tu s’il te plaît me laisser un peu de temps , environ un quart d’heure, afin que je finisse ce travail important que j’ai besoin de terminer?)

  2. Je te rejoins sur l’idée de ne pas attendre que l’autre devine mon besoin à ma place.
    J’avais tendance à prendre cette position. Or, j’ai compris que je suis responsable de ma vie, je suis responsable de combler mes besoins. Et cela passe par m’affirmer.
    Ce n’est pas facile tous les jours l’affirmation de soi mais c’est essentiel pour bien se respecter

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