Developpement personnel

1 Français sur 2 considère qu’il passe à côté de sa vie. Qu’en est-il pour vous ?

Passer à côté de sa vie

Pendant longtemps, j’ai eu la sensation de passer à côté de ma vie.

J’attendais impatiemment les vacances afin de sortir du tourbillon infernal dans lequel j’étais enfermé. Car les vacances étaient le seul moment où je pouvais enfin me sentir bien, heureuse, en vie.

Mais comme le dit si bien le proverbe « Toutes les bonnes choses ont une fin ». Alors, les veilles de reprise, la tristesse et le mal-être revenaient au galop. Avec son lot de pleurs, d’énervement et de colère :

J’en voulais à mon conjoint de ne pas m’apporter ce qu’il me fallait pour construire ce que j’imaginais être ma vie de rêve.

J’en voulais à mon employeur de ne pas m’apporter la reconnaissance qui m’était due.

J’en voulais à mes parents de m’avoir « créé » si faible, si dépendante des autres, et de ne pas m’avoir outillé de façon à pouvoir imposer aux autres, et à moi-même, ma vision de la vie. De ma vie.

Je me vois encore dans la voiture, au retour de vacances, prendre, une énième fois, la décision que les choses devaient changer.

A partir d’aujourd’hui, je vais vivre, et pas survivre !

J’avais entendu parler de la « Bucket list » ou de la liste des 100 rêves. Pour celles qui ne connaissent pas, le principe est très simple. Il consiste à se demander « si je devais mourir demain, qu’aurais-je vécu ? ». Puis, vous devez noter 100 actions / rêves que vous aimeriez faire avant de mourir. Car on est sûr de mourir, mais on n’est pas sûr d’avoir vécu. Et moi particulièrement, j’étais sûre de passer à côté de ma vie.

Alors me voilà, à la place du mort, en train de noter tout ce qui me passe comme rêves dans la tête. Je n’ai pas réussi à en trouver 100, ni même 50, ni même 20.

Car c’est souvent ça aussi le problème quand on a la sensation de passer à côté de sa vie. Ça bloque notre capacité à rêver.

Pourquoi rêver, vu que de toute manière, rien ne se passera pour moi ! Comme toujours, je resterai l’éternelle spectatrice de la vie des autres… mais je resterai sur le quai.

Ma sensation n’était pas juste un coup de blues lié au froid ou au changement d’heure. Les programmes anti-blues des magazines de mode ou de société ne pouvaient rien pour moi. Non, le mal était plus vicieux. Il était ancré en moi.

Parfois, j’avais du mal à comprendre ce qui m’arrivait. Eh oui, j’avais tout pour être heureuse : une famille, des amis, un partenaire et des enfants attentionnés, un boulot enrichissant. Et pourtant, tout ça ne remplissait pas la sensation de vide que je ressentais.

Alors, à la tristesse et la souffrance occasionnées par cette sensation de vide, se rajoutait la culpabilité.

Comment je peux me sentir aussi mal alors que j’ai tout pour moi. Je n’ai pas le droit de me sentir comme ça. Il y a bien plus malheureux ailleurs.

La société ne m’a pas aidée à me sentir mieux. Dans ces moments, nombreuses ont été les personnes, parfois proches, qui m’ont prouvée rationnellement que je n’avais aucune raison de me sentir aussi mal. Et pourtant, rien n’y faisait. J’avais mal, je souffrais même si ce n’était pas visible. C’était comme une fêlure cachée à l’intérieur de moi. Personne ne la voyait. Mais elle risquait à tout moment de se détériorer et me détruire.

Alors, pour me protéger, je suis rentrée dans un mécanisme de fuite. J’ai fui ma vie. Moi qui avais la sensation de passer à côté de ma vie, je me suis mise à la fuir. La fuite a pu prendre différentes formes :

Travailler plus qu’il ne fallait, sans compter mes heures ;

M’enfermer dans le visionnage de séries télévisées. Ou dans la lecture de livres romanesques. Jusqu’à m’identifier à la vie des héroïnes si extraordinaires et m’inventer une vie éloignée de ma réalité ; 

Ou même, vouloir tout quitter pour recommencer une nouvelle vie ailleurs où les choses pourront enfin être normales.

Mais comme me l’avait fait remarquer un professeur pendant mes études supérieures (comme quoi, ce mal-être ne date pas d’hier !),

« l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ».

Car partout où j’irai, j’amènerai mes nuages avec moi, tant que je ne changerai pas mon état d’esprit.

Tout vient de là.

Ce sont MES interprétations des événements qui entraînent mes états d’âme négatifs.

C’est MON comportement qui fait que je veux que les autres fassent exactement ce que j’attends d’eux, sous peine de déchainer ma colère contre eux, puis contre moi.

C’est MON manque d’amour, d’estime de moi qui fait que j’attends que les autres me valorisent et me prouvent que ma vie vaut la peine d’être vécue.

Ce sont MES ressassements, MES ruminations qui me font rejouer les scènes passées, les mots entendus pour en tirer mes propres conclusions à l’origine de bien d’incompréhension et d’énervement.

Pour avancer sur le chemin vers moi, j’ai fait mienne une phrase : « Tout ce sur quoi on porte notre attention s’amplifie ».

Dit autrement, et pour reprendre la très inspirante analogie proposée par Ngub Nding dans son article Regardes où tu vas car tu vas où tu regardes :

lorsque nous conduisons, si nous regardons le trottoir, nous irons irrémédiablement en direction du trottoir.

J’ai ainsi décidé de poser mon attention sur le positif, sur la gratitude plutôt que sur tout ce qui n’allait pas dans ma vie.

Je n’ai pas fait la sourde-oreille à mes états d’âme. Non, j’ai décidé consciemment de diriger mon véhicule sur le chemin du bien-être plutôt que sur le chemin de la déprime, du mal-être et de la dépression.

Et ainsi pas après pas, de petites victoires en petites victoires, j’ai retrouvé le chemin de ma vie.

Et la déprime post-vacance n’est plus qu’une histoire ancienne 😉

Barbara

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