Humeur

Il faut être courageux pour être heureux

Il faut être courageux pour être heureux

Depuis quelques jours, j’ai une phrase qui tourne en boucle dans ma tête « Il faut être courageux pour être heureux ». J’ai envie de t’expliquer pourquoi j’ai tendance à penser ça.

 

Être heureuse malgré la morosité ambiante

Dès lors que je lis / entends les actualités, je suis confrontée à toute la tristesse du monde : violence, pauvreté, maladies,…, le tout vu à travers le prisme du pessimisme de la presse. On le sait bien. Le bonheur fait moins vendre que la violence. Et c’est bien inquiétant. Pourquoi avoir besoin d’être confronté à tous les malheurs du monde ? Je ne dis pas qu’il faut taire le négatif qui nous entoure. Non, mais la presse pourrait choisir de privilégier les bonnes actions qui sont faites un peu partout. Des actions qui petit à petit changent le monde dans lequel nous vivons. Là au moins, il y aurait un vrai intérêt. Celui de montrer l’exemple. De montrer qu’il est possible chacun à son échelle de poser sa pierre à l’édifice du bien-être mondial.

Pour ma part, j’ai donc décidé de ne plus regarder les informations télévisées. Le monde va mal, je le sais bien. Je n’ai pas besoin qu’on me le répète en plus tous les jours en boucle.

 

Mais, même en dehors des médias, il m’arrive régulièrement de me confronter au pessimisme / incompréhension des autres lorsque je leur parle de mon métier. Travailler au bonheur des autres, tu comptes gagner ta vie avec ça ? Tu y crois vraiment à tout ce que tu dis ? Regarde un peu autour de toi, tu crois vraiment pouvoir changer quoi que ce soit ?

 

Alors, je me sens parfois seule lorsque je prône le bien-être pour tous. Et je dois m’armer de courage pour affronter le mastodonte du pessimisme ambiant.

Mais je dis bien parfois, car le monde change petit à petit. La presse « positive » se développe de plus en plus. J’ai rencontré nombre de personnes dans des groupes Facebook ayant la même envie que moi de changer le monde pour un monde meilleur.

Pour autant, nous sommes encore une minorité. Mais une minorité qui peut et va faire de grands changements !

 

Être heureuse malgré mon combat permanent contre mes peurs

Le chemin du bonheur n’est pas le chemin de la facilité. Loin de là. Pour moi, si je veux être heureuse, je dois être entièrement responsable de ma vie. Cela veut dire, ne plus me cacher derrière mes peurs pour ne pas avancer et grandir. J’ai donc choisi de sortir régulièrement de ma zone de confort. Quitter mon travail, me rendre visible par mes articles dans le blog, me lancer dans l’auto-entreprenariat… Toutes ces actions nécessitent du courage.

Suite à un programme que j’ai suivi avec Lyvia Cairo, je travaille tous les matins sur mon état d’esprit, sur mes points de blocage, sur mes peurs, mes vieilles peaux que je dois enlever petit à petit.

Comme je l’ai dit juste avant, ce n’est pas le chemin le plus simple, mais c’est le seul chemin qui soit possible pour être pleinement moi. Remuer tout ce qui m’oppresse ne se fait pas du jour au lendemain, mais c’est uniquement lorsque je serai entièrement consciente de qui je suis que je pourrai agir en conséquence et m’épanouir pleinement.

J’ai eu hier une conversation avec des amis sur le monde du travail et la difficulté de dire ses émotions. Il n’est pas normal d’avoir peur de dire à quelqu’un, que ce soit son enfant, son collègue, sa famille, son chef,… , « là, quand tu me dis ça, je ne me sens pas bien ». Tout le monde a droit de ressentir l’émotion qu’il ressent à un instant T. Pourquoi devons-nous à chaque fois faire avec, le garder pour nous au risque d’exploser pour des broutilles plus tard ? Ce qui est sorti de ma discussion, c’est la peur. Peur de s’entendre dire que l’on n’est pas légitime dans notre émotion. Mais non, nous avons tous le droit d’avoir l’émotion que l’on ressent. Il n’y a aucune raison de la taire, bien au contraire. Par contre, encore une fois, il faut du courage pour la dire et être pleinement soi.

 

Être heureuse malgré la maladie

J’ai été beaucoup malade ces dernier temps. Bientôt 5 ans de maladies qui ont nécessité de nombreuses opérations.

Du coup, être malade est devenue pour moi une seconde peau. Je n’étais pas que Barbara, non j’étais Barbara la fille malade. Quelque part, la maladie m’a aussi permis de voir le meilleur chez les gens. J’ai été entourée. On a pris soin de moi. J’ai été soutenue sans avoir besoin de le demander. On s’est intéressé à moi sans que j’ai eu à agir. Il y avait un bénéfice à être malade. Alors le risque était de devenir dépendante de ma maladie.

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas entourer une personne malade. Non, au contraire, dans ces moments, les relations sociales jouent un rôle important dans la guérison.

Ce que je veux dire, c’est qu’une fois sortie de maladie, ma seconde peau de fille malade doit partir. Je dois l’enlever. Et crois-moi, ce n’est pas chose facile. Surtout lorsqu’on a été longtemps en souffrance. Car je dois accepter que je ne suis plus une victime. Au contraire, je suis à nouveau responsable de ma vie et c’est à moi d’entretenir mes relations sociales comme je le souhaite.

 

Être heureuse malgré le jugement des autres

A l’opposé, pendant ces 5 années, je me suis aussi retrouvé parfois face à des personnes qui ne me comprenaient pas. « Comment peux-tu être heureuse malgré ? » C’est vrai, je suis malade, je n’ai pas le droit d’être heureuse en plus. Cela ne va pas avec.

Tu viens de vivre un décès, tu dois pleurer. C’est la norme.

Tu es malade, tu dois être triste. C’est la norme.

Tu es différente physiquement, tu dois être malheureuse. C’est la norme.

 

Et bien non. J’ai le droit d’être heureuse malgré les événements/circonstances jugés négatifs par notre société. J’ai le droit d’aimer la vie et de continuer à m’amuser, m’éclater malgré tout.

Là encore, je me suis armée de courage pour affronter les diktats de la société qui avaient tendance à me ramener vers un pessimisme « moralement normal ».

 

Car le problème est là. Être heureux n’est pas dans la norme de la société. Alors, si je veux être heureuse, je dois être courageuse car je ne rentre plus dans les cases. Mais c’est hors des cases que notre société se portera mieux. Alors, viens-me rejoindre. Le plus on sera hors du cadre, le plus on arrivera à changer la société !

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2 réflexions au sujet de « Il faut être courageux pour être heureux »

  1. Il ne suffit pas de decider d’etre heureux. C’est un parcours, un cheminement.Pour etre heureux en etant soi, et oser choisir son chemin, il faut d’abord apprendre à s’ aimer avec ses zones d’ombres et de lumiere, renouveler sa confiance en soi et en l’humanité , chaque jour, malgre les aleas rencontrés, les chutes et les detours. Il faut aussi respecter le cheminement de chacun, car chaque homme chemine, chacun à son rythme et à sa maniere, et renvoit sa perception des choses au stade de son propre cheminement. Il faut contribuer au bien etre d’autrui, car notre bonheur depend aussi de celui des autres, on ne peut pas esperer etre heureux seul, nous sommes tous interdependants. Tout cela demande effectivement de l’effort, du recul, de l’humilité, de la volonté.

  2. J’aime beaucoup ton regard Anh Dao sur la confiance.
    Confiance en la vie qui va nous apporter ce que l’on doit vivre (même les épreuves) et confiance en soi et en sa capacité à sublimer toutes les situations.
    Merci pour ton partage

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