Developpement personnel

Comment établir ses limites et dire NON sans blesser les autres

Comment établir ses limites et dire non sans blesser les autres

Il m’arrive de dire Oui, là où j’ai sacrément envie de dire Non.

Il m’arrive aussi qu’un proche / collègue / parent… (Sélectionner le choix approprié) fasse ou dise quelque chose qui me met dans une colère noire tant il me parait évident qu’il n’aurait pas dû avoir ce comportement.

Or, dans les 2 cas, j’ai le POUVOIR de me respecter et de me faire respecter en définissant bien mes besoins, mes valeurs et mes propres limites, puis en l’exprimant à l’autre.

Cela aura de nombreux avantages :

Donner mon « mode d’emploi » : mon interlocuteur identifie bien jusqu’où il peut aller.

Préserver mon énergie : je sais reconnaître les moments où je dois refuser d’aider autrui si cela ne m’est pas possible ou même si je ne veux tout simplement pas le faire

Arrêter de subir : c’est en m’autorisant régulièrement à dire Non que je dirai des « vrais » Oui

Cesser de m’énerver intempestivement : finies les montées de tension lorsque je me sens agressée

Me respecter : mes actes sont alignés avec mes sentiments

Bien sûr, comme dans tout développement personnel, c’est plus facile à dire qu’à faire.

Mais voilà certaines aides que je mets en place au quotidien.

Connaître mes limites pour bien définir mes barrières de vie

Mes limites m’appartiennent.
Ce qui est tolérable pour moi, ne l’est pas forcément pour mon interlocuteur.
Elles dépendent de mon éducation, mes valeurs, ma culture, mon parcours…

Aussi pour pouvoir être claire avec les autres, je dois d’abord être claire avec moi-même.
Mais pour ça, il me faut déterminer concrètement ce qui n’est pas acceptable pour moi.

L’exercice qui m’aide à bien définir mes limites est de me positionner en tant que mon propre observateur. Mes émotions sont mes meilleurs indicateurs.
Dès qu’une situation m’agace mais que je laisse faire malgré tout, je la note.
Puis je réponds à la question : « Qu’est-ce-qui me met en colère ? ».
Me faire confiance et écouter mes sentiments me permet de mettre le doigt simplement sur mes limites.
Devenir de plus en plus conscient de ce que je ressens me permet d’être de plus en plus en phase avec moi-même.

C’est comme ça que petit à petit j’érige mes barrières de vie.
Ce sont bien sûr des barrières qui peuvent se lever dans certains cas concrets, ou même évoluer avec le temps.
Mais, dans tous les cas, ces barrières sont celles qui vont me permettre de vivre en accord avec moi-même et de me protéger face aux agressions. Elles me protègent sans m’enfermer.

Maintenant que je connais mes limites, il faut que je les établisse.

Établir mes limites

Formuler mes limites va permettre de poser mon territoire, faire comprendre à l’autre ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire.

Établir mes limites se passe en 2 temps :

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Je dois tout d’abord les formuler

Je dois savoir comment réagir en cas de franchissement

Pour exprimer mes limites, j’émets un message clair et fort, sous la forme d’une demande plutôt qu’un reproche qui risquerait de toucher mon interlocuteur dans son intégrité.

Il est essentiel que je sois précise afin d’éviter toute interprétation de ma limite.

Il me faut bien sûr utiliser le « Je » car ce sont mes propres limites.

Par exemple : « Je n’aime pas que tu critiques mon fils aussi fermement et sans justification. Je refuse donc d’entendre tes critiques. Je reprendrai volontiers notre conversation lorsque tu me parleras sans jugement. »

De part mon hypersensibilité, mes émotions étant exacerbées, j’ai une forte tendance à m’emporter, à m’exprimer de façon colérique.

Cela n’a bien sûr pas à être le cas lorsque j’exprime une limite. Cela doit se faire de façon bienveillante.

De toute manière, je suis persuadée que si je formule ma limite dès lors que mes sentiments sonnent l’alerte, j’éviterai l’escalade jusqu’à la colère.

En cas de franchissement d’une limite, je reste sur une fin de non-recevoirComme je te l’ai dit, je ne souhaite pas continuer cette conversation tant que tu seras dans le jugement ») et je m’éloigne pour bien appuyer l’importance que revêt cette limite à mes yeux.

Connaître mes limites pour m’affirmer et dire « Non »

Parfois je me dis que je suis une bonne pâte.
« Elle est gentille Barbara ».
Je suis même en colère contre moi.

Tout ça parce que je n’ai pas osé dire Non.

Or, ne pas dire Non, c’est menacer mon intégrité, c’est ne pas me respecter car je suis la seule à savoir ce que je veux vraiment.

Dans les 4 accords toltèques, Don Miguel Ruiz nous livre la voie suivante :

Faites toujours de votre mieux n6kmu1kw8gw47pwt53rrkh3xbvv3xa0itg15ajc5uo Comment établir ses limites et dire NON sans blesser les autres

Et faire de mon mieux, c’est faire les choses avec le cœur, avec envie et non parce que je me suis sentie obligée de le faire.

En effet, avec le recul, lorsque j’observe les situations où je n’ai pas osé dire non, 3 cas apparaissent :

a- Je ne dis pas Non parce que je pense ne pas avoir le choix

On a tous une petite voix critique en nous qui nous dicte ses propres vérités.

La mienne est particulièrement présente.

« Tu ne peux pas refuser d’aider parce que cela ne se fait pas ! »

Oui, ma petite voix est autoritaire et a une tendance à la généralisation.
Or, elle ne représente que des croyances limitantes qui me bloquent dans ma propre prise de décision. Je n’ai pas à en tenir compte.

Bien sûr que j’ai le choix. Nous avons tous le choix de choisir la vie qui nous correspond, et cela commence par dire Non.

b- Je ne dis pas Non par peur d’abimer mes relations amicales, de blesser l'autre

Si j’essaie d’être totalement rationnelle, ce danger est-il réel ?

En effet, si j’inverse la situation et que ma demande est rejetée, est-ce-que je ressens moins d’amitié pour mon interlocuteur ?

Non, bien sûr que non.

Tout simplement parce que j’estime que l’amitié ne doit pas être conditionnée à un refus d’aider. D’autant plus que le refus porte sur un acte précis et non sur la personne et encore moins sur la relation.

Alors, si mon Non entache mon amitié avec la personne concernée, c’est l’occasion de faire le tri avec cette relation qui risque de ne jamais fonctionner.

c- Je ne dis pas Non parce que j’ai peur d’entrer en conflit et de ne pas savoir le gérer

Ce que mon interlocuteur fera de mon Non lui appartient.
Si cela génère un malaise en lui, ce n’est pas à moi de le porter.
S’il se met en colère face à ma décision, c’est son problème et son droit.

Il a le droit de m’exprimer son mécontentement tant que je ne me sens pas agressée. Dans ce cas, je dois formuler mes limites comme vu dans le paragraphe 2.

Dans tous les cas, je n’ai pas à changer ma décision pour lui faire plaisir ou pour éviter le conflit.

Je dois donc m’autoriser à dire non sans culpabilité, sans jugement mais au contraire paisiblement.

Formuler le Non

Ça y est, j’ai décidé de tenir compte de ce que je ressens et de veiller à ce que mes actes soient en adéquation avec mes sentiments.
Reste à savoir comment formuler le Non.

C’est tout simple. Il faut juste le dire, avec le sourire et surtout sans justification.
Les raisons de mon Non me sont propres, je n’ai pas à m’expliquer dessus.

Bien sûr, cela ne vient pas du jour au lendemain. Il faut s’entraîner.

Pour m’autoriser à dire Non, j’ai commencé par des petits « Non », ceux dont j’étais sûre de l’absence de conséquence.

Par exemple, j’ai dit non à une demande d’aide d’une amie bienveillante.
J’ai dit non aux démarcheurs à domicile, aux personnes que je savais ne jamais revoir. Pour la petite histoire, avant d’apprendre à dire Non, je me suis un jour retrouvée avec 10kg de pommes de terre hors de prix car je n’avais pas osé dire non à un démarcheur !

Et puis, lorsque je sentais que mes émotions liées à la crainte d’éventuelles conséquences étaient trop présentes, je demandais à mon interlocuteur de me laisser un temps de réflexion.
Cela m’empêchait d’une part de tomber dans le Oui systématique et cela me permettait d’autre part de faire le tri de mes sentiments à froid et de me raisonner si besoin.

A force d’entraînement, je sais dire Non assez naturellement.

En conclusion, je tiens à souligner l’importance de rester bienveillante avec moi- même.
J’ai récemment été confrontée à mon incapacité d’écouter mon alarme interne et à dire STOP à mon interlocutrice. J’ai vu mes barrières se détruire sans que j’agisse. Au contraire, j’ai laissé exploser ma colère et mon langage a été plus que fleuri. J’ai immédiatement regretté mon geste, mais je m’en suis voulu pendant longtemps.
Or, dans tout apprentissage, il y a des hauts et des bas, des pas en avant et parfois l’impression de retourner en arrière. Mais cela n’est qu’une impression. Chaque erreur est un apprentissage qui me pousse vers le meilleur, c’est une épreuve que me permet de mûrir.

Et vous, avez-vous des difficultés à définir vos limites ? Réussissez-vous à exprimer vos limites avant qu’il ne soit trop tard ?
Je suis impatiente de lire vos commentaires.

Si tu en as marre d’être triste sans raison, je t’invite à découvrir le programme gratuit « 7 jours gratuits pour booster sa joie de vivre ». A l’aide d’exercices journaliers, nous travaillerons à mettre petit à petit ton mental au repos, à diminuer tes saboteurs internes pour aller vers plus de joie de vivre au quotidien.

7 réflexions au sujet de « Comment établir ses limites et dire NON sans blesser les autres »

  1. Coucou
    J’adore ton article.
    Je me reconnais tellement dans ce que tu dis.
    Et tout ce que tu dis est vrai. Pour être bien il faut être en accord avec soit.
    En lisant ton article je me suis aperçu qu’il n’y avait pas que moi qui dressait des barrières pour se construire un bonheur ou reconstruire.
    Avec le non on a toujours peur de blesser l’autre mais avec le non c’est nous que nous protégeons en ne faisant pas des choses qui finalement ne nous vont pas!!
    Il faut d’abord déterminer notre bien être pour pouvoir être en accord avec soi et les autres.
    À bientôt
    Sandrine

  2. Merci beaucoup pour ton retour Sandrine.
    Établir nos barrières est essentiel pour tous. Car elles nous permettrons d’être libre, libre d’être soi.
    Cela semble antinomique de mettre barrière et liberté ensemble, mais pour moi, ils vont vraiment ensemble.
    A bientôt

  3. Dirais tu que pour accéder au bonheur il faut en 1er lieu connaitre ses limites et les faire respecter?
    Moi j y vois aussi une question d interprétation. Etre aussi en capacité de modifier notre perception de l évènement me semble aussi être une clef.
    Par exemple acheter à prix d or un objet dont on n a pas besoin peut faire naitre en nous un sentiment de honte, de s etre fait avoir. Mais on peut aussi se dire que l on a fait une bonne action en tendant la main à un démarcheur, et dieu sait que ce métier doit être pénible, ces portes qui se referment sans un bonjour. Un jour une femme m a dis, moi les témoins de Jehovah, je leur dit que je ne prendrai rien mais je leur offre un café.
    En prenant ces patates certes tu le payes un peu plus cher mais tu offres aussi une rémunération à un travailleur et la satisfaction pour lui d accomplir son métier.
    Voili voilou, j attends avec impatience ton post sur le role de nos perceptions représentations!

  4. Oui, je suis persuadée que connaître ses limites et les respecter est une condition pour vivre pleinement sa vie. Mais ce n’est pas la seule, bien évidemment.
    Avoir des pensées justes, c’est-à-dire exemptes de toutes croyances liées à la société, l’environnement, notre éducation,…, est un autre outil à mettre en place. Et il y en a plein d’autres.
    Par contre, je ne pense pas que changer ma perception vis à vis d’un achat (mais cela peut être tout autre action) que je ne voulais pas faire, mais que j’ai fait quand même car dans l’incapacité de dire non, me fera me sentir mieux. C’est de la pure pensée positive et je ne suis pas fan de ce principe. Au contraire, je trouve que cela amène un déni de mes émotions et une obligation de bonne humeur qui ne me convient pas. Parce que le fond du problème n’est pas d’avoir acheté des pommes de terre hors de prix (et tu as raison, tant mieux pour le démarcheur). Non, le fond du problème, c’est de ne pas avoir écouté mes sentiments et mon désir de dire non. Et cela a occasionné des émotions négatives en moi. Et eux, je dois les écouter pour aller mieux à l’avenir et être pleinement moi.

  5. Bonsoir, pour ma part, pour dire non, quand je suis patiente et de bonne composition:
    – j’essaie d’exprimer ce que je ressens lors de la demande de l’autre( là, franchement, lorsque tu me demandes cela, ou lorsque j’entends cela, cela m’attriste, cela me déplaît, cela me contrarie….)
    – j’exprime comme expliqué mon besoin ( car j’ai besoin de me reposer, qu’on me laisse du temps, j’ai besoin qu’on respecte le choix ou le travail de chacun,j’ai besoin de plus d’informations…)
    -je dis mon désaccord : pour l’instant , cela ne me convient pas
    -et je dis que cela peut changer si d’autres éléments viennent changer mon sentiment, ou, le top, je peux imaginer d’autres solutions qui conviendraient aux 2 interlocuteurs, ce qui signifie que j’ai réussi au milieu de tout ça à identifier aussi les besoins DIFFERENTS de mon interlocuteur ( là, faut être très fort), de mouliner tout ça et de faire une synthèse qui mène à des propositions constructives.

    Bon, faut s’entraîner tous les jours et longtemps, et on n’a jamais fini de s’améliorer.

  6. Merci beaucoup Anh Dao pour ton partage enrichissant.
    Tu as tout à fait raison, réussir à exprimer ses limites est un travail continu.
    J’aime beaucoup ta proposition de trouver des solutions qui conviendraient aux 2 interlocuteurs. Je vais y travailler. Mais comme tu le dis, je dois être de bonne composition, et surtout identifier rapidement l’atteinte de ma limite pour ne pas entrer en mode cocotte-minute qui explose. Car dans ce cas, je ne suis plus à même de comprendre l’autre.
    Encore une piste d’amélioration… Merci beaucoup!

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