Developpement personnel

Le développement personnel, où comment devenir égoïste et intolérante

Le développement personnel où comment devenir égoïste et intolérante

Avant, j’étais très attentive à bien prendre en compte tous les besoins et envies de mes enfants, conjoint, amis, famille. Je me faisais même un devoir d’y répondre avant qu’ils ne l’expriment.

Avant, je ne supportais pas de dire non. On doit aider, c’est la norme. Annuler un pique-nique en famille ou arrêter ma séance de sport pour répondre présente aux demandes, parfois inappropriées des autres… je l’ai fait !

Avant, dès que quelque chose n’allait pas chez les autres, je cherchais ce que j’avais mal fait et ce que je pouvais faire pour tout arranger.

Avant, je pouvais passer des heures à écouter les autres se plaindre de leurs problèmes, râler sur les autres et la vie.

 

Avant, j’étais entièrement tournée vers les autres.

On me trouvait gentille, empathique, compréhensive, tolérante, serviable, altruiste, charitable, dévouée.

 

Mais ça c’était avant !

 

 

Maintenant, s’il est toujours essentiel pour moi de répondre aux besoins de mes enfants, mon conjoint, ma famille, mes amis, je n’oublie pas de me prendre en compte également. Cela va même plus loin. J’ai compris que c’est en répondant en premier à mes besoins que je peux ensuite répondre aux besoins des autres. C’est comme dans les avions. C’est d’abord aux parents que les hôtesses de l’air conseillent de mettre le masque à oxygène en cas de dépressurisation, puis seulement après aux enfants.

Maintenant, je fais attention à bien différencier les besoins des envies. Je ne suis plus à la recherche constante de la satisfaction de l’autre. Je redonne la responsabilité aux autres dans la réalisation de leurs envies. Chacun est responsable de sa vie.

Maintenant, je continue à donner de mon temps à des causes qui me sont chères. Mais je fais également attention à ne pas donner tout mon temps. Je fais attention à conserver de l’énergie pour TOUT ce qui a de la valeur pour moi.

Maintenant, je n’hésite pas à dire non si ce qu’on me demande ne me convient pas ou si je n’en ai pas envie tout simplement.

Maintenant j’attends que les autres m’expriment leur demande. S’ils ont quelque chose à me demander, c’est leur responsabilité de me l’exprimer et non à moi de deviner.

Maintenant, il m’arrive d’éviter la présence de personnes « négatives », toujours à se plaindre sans prendre une once de responsabilité dans la situation et sans vouloir faire bouger les choses.

 

Maintenant, je peux paraître égoïste, ingrate, insensible, indifférente, intolérante.

 

 

Et pourtant, je ne le suis pas.

Je suis toujours gentille, empathique, compréhensive, dévouée. Mais, je suis en plus épanouie, sereine et heureuse.

Tout simplement parce que je suis alignée avec moi. Je ne lutte plus pour rentrer dans les cases de ce que je pensais devoir faire pour être quelqu’un de bienveillant.

 

Est-ce que prendre en compte mes besoins au même titre que ceux des autres me rend égoïste ?

Est-ce que prendre de la distance avec les personnes qui me font du mal me rend intolérante ?

Est-ce que donner la responsabilité à chacun de mener la vie comme il l’entend me rend ingrate ?

 

Je ne le pense pas. Les autres ont toujours autant d’importance à mes yeux. La bienveillance reste pour moi une valeur essentielle.

Mais j’ai revu mes standards en matière de bienveillance. Je ne suis pas Mère Térésa. Certaines personnes sont faites pour l’abnégation de soi sans en souffrir, sans se perdre, sans s’oublier. Pas moi…

 

C’est un constant. En aucun cas une défaite. Je n’en ai pas moins de valeur pour autant.

Au contraire. En étant pleinement moi, je peux donner aux autres avec conscience. Je ne donne plus parce que je pense devoir le faire, mais parce que j’en ai envie, parce que je le décide. N’étant plus en état de manque vis-à-vis de moi-même, je peux donner sans rien attendre en retour.

 

Je ne pense plus « quel Caliméro » lorsque j’entends une personne se plaindre. Si je décide de l’écouter, alors je suis là entièrement avec elle, sans arrière-pensée. Je suis dans l’empathie totale.

Je ne me dis plus « ils abusent à me demander ça ». Si je décide de le faire, c’est avec plaisir. Autrement, je m’affirme en disant non dès le début mais avec bienveillance.

 

Car la différence est là. C’est une décision et non une obligation dictée par mon mental.

Alors bien sûr, parfois, ma petite voix critique tente de me ramener sur le bon chemin. Celui qu’elle pense que je dois prendre. Le chemin dicté par la société, les qu’en dira-t-on, le regard des autres. Je ressens alors de la culpabilité, du « ça ne se fait pas » !

Mais je tiens bon. Je préfère restée sereine, heureuse et épanouie au risque d’apparaître pour certains égoïste et intolérante.

 

Car c’est ça être aux commandes de ma vie. Je dois parfois faire du tri dans mes relations, mes obligations. Je dois accepter que je ne puisse pas plaire à tout le monde, mais que je n’en suis pas moins aimable.

 

Oyé moussaillons ! Je suis le capitaine et je ne crains pas la mutinerie !

 

Barbara

 

PS : Si tu te reconnais dans mon message ou que cela résonne pour toi, je t’invite à le commenter et le partager avec toutes personnes susceptibles d’en avoir besoin.

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