Developpement personnel

Comment faire changer les autres?

Comment faire changer les autres

T’es-tu déjà retrouvé·e dans une situation où tu aurais aimé pouvoir modifier le comportement de la personne en face de toi?

Un trait de personnalité peu apprécié, un comportement mal perçu, une antipathie,…, les raisons sont nombreuses pour que l’on souhaite que l’autre change.

Un manager qui ne nous semble pas compétent.

Un mari qui ne sait ni remplir, ni vider le lave-vaisselle.

Un enfant bien trop sensible et qui pleure pour un rien.

Alors on se porte en sauveur. Et en bon parent, on explique à l’autre, encore et encore, tout ce qu’il doit changer. Tout ce qui serait mieux pour lui. On lui enseigne alors les « bonnes » pratiques. En tout cas, celles que nous jugeons bonnes.

Ou alors, on se porte en persécuteur. Et on s’énerve. On pousse un bon coup de gueule, histoire que l’autre comprenne que son attitude n’est pas acceptable. Qu’il doit changer. Qu’il n’y a pas d’autre solution.

Peut-être l’as-tu remarqué, mais dans un cas comme dans l’autre, notre relation avec l’autre en pâtit. Car nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, ni entendu, ni reconnu. En gros, nous ne sommes pas traités comme nous en avons besoin.

Et tout ceci amène, de part et d’autre, beaucoup de rancœur, de colère, d’incompréhension, de mal-être.

C’est pourquoi aujourd’hui j’ai décidé de te partager des outils pour sortir de ce cercle vicieux.

1- Nous ne sommes pas responsables des autres

Il est essentiel de garder à l’esprit que chaque personne peut mener la vie qu’elle souhaite et n’a pas à se conformer à nos attentes vis-à-vis d’elle, à notre manuel. Leurs actions, leur comportement, leurs mots leur appartiennent.

Par compte, nous sommes responsables de notre réaction vis-à-vis de leurs actions, leur comportement, leurs mots. Personne ne peut nous blesser tant que l’on n’a pas NOUS-MEMES choisi d’être blessé. Ce choix se fait via une pensée négative que nous décidons de croire. Bien sûr, ce choix est souvent inconscient. Pour autant, cela reste notre choix, notre responsabilité.

Aussi, vouloir changer l’autre, c’est attendre qu’il modifie ses actions, son comportement, ses mots afin que l’on se sente enfin bien. En gros, c’est lui donner la responsabilité de notre bien-être émotionnel. Ce qui n’est pas souhaitable. Ni pour lui, ni pour nous.

Donc pour répondre à la question « Comment faire changer les autres ? », eh bien on ne peut pas. Nous ne pouvons pas agir sur les circonstances, le passé et les autres. Nous ne pouvons agir que de notre côté. Mais c’est largement suffisant pour assainir la relation.

2- Lorsqu’on agit en Sauveur

Lorsque l’on a tendance à se placer dans une posture de « Sauveur », il est important de se rappeler que l’on ne doit pas empêcher quelqu’un de vivre les expériences qu’il a à vivre. Et ce, même s’il s’agit de notre enfant, et/ou que l’expérience nous semble vraiment difficile.

J’ai l’intime conviction que notre but sur Terre est de laisser briller la personne extraordinaire que nous sommes. Celle qui est cachée derrière nos blessures et nos croyances. Et pour y arriver, la Vie nous fait vivre des situations qui vont nous permettre de polir petit à petit le diamant que nous sommes. En effet, chaque expérience est une mine d’apprentissage à qui est à l’écoute de ses émotions, de ses pensées. Chaque expérience nous permet d’en savoir plus sur nous-même.

Alors cela peut être difficile à accepter, mais laisser les autres vivre leurs propres expériences est la solution pour leur permettre de s’élever. C’est d’ailleurs, à mes yeux, une vraie preuve d’amour que nous faisons.

Bien sûr, je ne dis pas de les jeter dans la gueule du loup.

Mais je pense, qu’il est important d’arrêter d’intervenir à tout bout de champ dans la vie de l’autre, persuadé·e qu’on doit l’aider à tout prix. Et ce, même si ce dernier ne nous a rien demandé. Arrêtons de nous positionner en expert·e de la vie de l’autre. Même si c’est avec de bonnes intentions.

C’est une situation que je vis moi-même régulièrement. De nature hypersensible, et étant très empathique, j’ai souvent tendance à anticiper les besoins des autres. Et ce, d’autant plus que la détresse d’autrui me bouleverse particulièrement.

Récemment, j’ai pris ma cape de « Super Sauveur » vis-à-vis de mon fils ainé. Les chiens ne faisant pas des chats, mon garçon est lui-même hypersensible. J’ai donc tendance à intervenir, sans qu’il me demande quoi que ce soit, pour lui éviter de trop grandes souffrances émotionnelles.

Je dois donc régulièrement me répéter qu’il est important que je l’encourage à faire ses propres expériences. D’autant plus que même si nous sommes tous les deux hypersensibles, nous ne réagissons pas de la même façon face aux situations vécues. Chacun est unique.

J’ai donc compris par expérience que, quoiqu’il arrive, je ne peux pas changer l’autre. Par contre, je peux le guider en lui montrant l’exemple. C’est ce que j’ai décidé de faire avec mon fils.

Chaque jour, je travaille à me libérer de mes plus grandes peurs, de mes blessures, de mes croyances. J’apprends à vivre avec mes émotions exacerbées, à ne plus les nier, à ne plus les fuir. Car c’est en agissant ainsi que je l’inspire à en faire autant s’il le souhaite. J’ai fait mienne la célèbre phrase de Gandhi :

Sois le changement que tu veux voir dans le monde nxswbcbrqyndtuwt4jeh523h1cr17lqstd7hrkysm6 Comment faire changer les autres?

Cela a eu pour conséquence :

1.

d’augmenter la foi que je porte en mon fils. J’ai confiance en sa capacité à se relever de chaque situation. Et j’ai confiance en sa capacité à me demander de l’aide si cela lui est nécessaire.

2.

d’assainir la relation avec mon fils. Il n’est plus dépendant de moi. Je ne suis plus le parent qui sait. Nous évoluons maintenant ensemble.

3.

d’apporter de la sérénité dans notre relation. L’incompréhension a laissé sa place au partage, à l’équilibre, au calme.

3- Lorsqu’on agit en Persécuteur

Dès que l’autre ne se comporte pas en conformité aux règles que nous avons établies, nous sommes nombreux à passer en mode Persécuteur. Parfois même, l’autre n’a rien fait, mais cela ne nous empêche pas de l’accuser de la situation. Il nous faut un responsable, un coupable.

On tient alors des critiques dévalorisantes, humiliantes. Parfois, nous n’avons même pas à parler. Notre communication non verbale est suffisamment explicite pour montrer à quel point nous sommes en colère.

Avec le temps, je me suis rendue compte que 2 caractéristiques ressortaient toujours de mes critiques :

  • Je rendais l’autre toujours responsable de l’événement. C’est lui le coupable.
  • Je donnais un caractère permanent au comportement de l’autre. « Il a toujours été égoïste. »

Donc non seulement l’autre est la cause du problème, mais en plus il n’y a rien à faire puisque c’est dans son tempérament, dans son caractère.

Et pourtant, il me suffit de focaliser mon attention sur la situation et non sur la personne pour me rendre compte que le contexte peut aussi être un facteur important.

Cette prise de recul me permet également :

de me mettre à la place de l’autre

d’écouter et explorer son point de vue avant de le rejeter en bloc

de comprendre que l’autre n’agit pas de cette façon intentionnellement

En plus, se comporter comme un persécuteur a d’autres conséquences bien désastreuses. Cela nous empêche d’avancer vers ce qui est réellement important, à savoir la résolution de la situation. Car en fin de compte, le reproche que nous faisons est une manière rapide de se décharger de ses émotions douloureuses et de sa contrariété. Notre colère cache un besoin qui nous est propre. A nous de le découvrir pour pouvoir l’exprimer avec respect et compassion à l’autre.

Il n’est alors plus question de rancune ou de critiques. Car n’oublions pas que lorsque nous pointons un doigt accusateur vers l’autre, trois doigts sont dirigés vers nous-même.

Pour finir, je te propose de faire un petit travail d’introspection. Isole-toi dans un endroit calme. Prends une feuille et réponds en toute honnêteté à ces questions.

As-tu tendance à rendre l’autre responsable de ton bien-être émotionnel ?

Souhaites-tu changer quelqu’un dans ton entourage ?

Si oui, dans quel rôle te reconnais-tu ? Celui de Sauveur ou celui de Persécuteur ?

Lorsque tu entres dans le rôle de Sauveur ou de Persécuteur, que se passe-t-il précisément ?

Quelles sont tes pensées ?

En quoi tes pensées impactent la relation avec cette personne ?

Que se passerait-il si tu n’avais plus ces pensées ? Comment se porterait alors la relation ?

Si tu en ressens l’envie ou le besoin, tu peux partager tes découvertes dans la partie commentaire de cet article. Je serai ravie de t’aider à clarifier ta réflexion.

Avec amour,

Barbara

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