Developpement personnel

Comment apaiser son mental lorsqu’on est hypersensible

Comment apaiser son mental lorsqu'on est hypersensible

Que serait ta vie sans les stimuli incessants du mental ?

Une vie où tu serais serein(e), apaisé(e). Tu saurais garder ton calme en toutes circonstances, que cela soit avec tes enfants, tes collègues, tes proches. Une vie sans culpabilité permanente, sans jugement des autres ou de soi-même.

Chaque événement de vie, chaque difficulté rencontrée, chaque conflit, chaque échec serait vécu comme une opportunité d’apprentissage et de développement. Tu profiterais du moment présent et tu serais plein(e) d’énergie pour croquer la vie à pleines dents.

En fait, une vie où tu serais tout simplement épanoui(e), heureux(se) et en paix avec toi-même, les autres et la vie. 

Et pourtant, la réalité est parfois toute autre.

Tu as peut-être tendance à exploser à la moindre contrariété au point de t’entendre répéter à quel point tu es susceptible et à fleur de peau. Ou bien, tu vis très mal les conflits, les disputes car tu te sens responsable, voire coupable des troubles perçus chez l’autre.

Il t’arrive de te couper du moment présent à force de rester bloqué(e) dans les ruminations du passé ou dans l’anticipation anxieuse des événements à venir. Tu peux te demander régulièrement comment être à la hauteur de ce que l’on attend de toi. Et à force de craindre le regard des autres, tu t’isoles, te renfermes sur toi-même.

Et tu ressens dans ton corps les manifestations de ton trop-plein de ressentis. Tu fais des insomnies, des crises d’urticaire. Tu es très souvent fatigué(e).

Tout ceci, je l’ai vécu et il m’arrive de le vivre encore. Mais j’ai développé des outils qui me permettent de passer outre l’émotionnel exacerbé, l’anxiété, le mental et de m’apaiser. Des outils qui me permettent de ne plus être sans arrêt sur le qui-vive de ce que les autres disent / font voire ne disent pas / ne font pas. J’ai appris à stopper mon mental là où avant il se perdait indéfiniment dans le pourquoi du comment à longueur de journée.

Voici donc 5 outils que je t’invite à mettre en place la prochaine fois que ton cerveau tournera en boucle.

Outil n°1 : Apprendre à s’observer

Devenir conscient(e) de ses pensées, de ses émotions, de ses sentiments, de ses réactions est une capacité essentielle à la compréhension de soi. Car quiconque est aveugle à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments.

Il est donc essentiel de comprendre ton mode de fonctionnement, ton paysage intérieur. Cela signifie être à l’écoute des agissements de ton mental, de ta petite voix critique. Comprendre tes réactions face aux émotions vécues. Regarder tes manifestations somatiques. En mettant en lumière tes émotions envahissantes, tes pensées négatives tu prendras automatiquement un peu de distance avec ton affectivité. Tu évacueras un peu du stress naissant et tu augmenteras ta capacité d’être dans le moment présent.

Outil n°2 : Voir les choses telles qu’elles sont réellement

Une des caractéristiques des overthinkers, ces personnes soumises à l’hyperactivité mentale, est une forte capacité à interpréter, à tort ou à raison, les gestes, les paroles dites ou tues, les regards, les intonations utilisées. On a alors tendance à scruter chaque échange à travers le prisme déformé de nos croyances, de nos interprétations, de nos aprioris. On anticipe négativement mais avec certitude les événements à venir.

Et pourtant, bien souvent la réalité n’est pas telle qu’on la voit. Il est donc essentiel d’apprendre à porter son attention de manière neutre et de voir les choses telles qu’elles sont réellement.

Outil n°3 : Apprendre à relativiser

Une des premières difficultés auxquelles j’ai dû faire face a été ma tendance à toujours tout prendre de plein fouet. Chaque remarque, chaque situation vécue, chaque attitude occasionnait des coups d’état émotionnel auxquels j’avais beaucoup de mal à résister.

Par expérience, j’ai compris que tout ce sur quoi je portais ton attention s’amplifiait. En d’autres termes, plus tes pensées sont orientées sur une chose, plus tu l’attires. Alors, à toi de décider sur quoi tu veux porter ton attention.

Le positif ou sur le négatif ?

L’essentiel ou sur l’accessoire ?

L’abondance ou sur le manque ?

Le bien-être ou sur la souffrance ?

Tu verras qu’en choisissant ton bien-être, tu arriveras petit à petit à nuancer tes réactions. Tu apprendras à dédramatiser et surtout tu apaiseras immédiatement tes pensées et tes émotions négatives envahissantes.

Outil n°4 : Apaiser ta susceptibilité

Susceptible, à fleur de peau, soupe au lait, irritable, coléreux…

Autant de synonymes qui désignent notre tendance à être facilement blessé(e) par les phrases / remarques / critiques / jugements / attitudes des autres.

Je ne compte plus le nombre de fois où je suis restée bloquée sur des remarques que j’avais jugées négatives. Je développais alors une amertume qui tournait en boucle dans ma tête m’enfermant par la même occasion dans mon chagrin et ma colère. J’avais l’impression que ma vie se résumait à un parcours du combattant où je devais sans arrêt faire face à de douloureuses joutes verbales.

Dans mon cas, deux choses m’ont aidée à apaiser ma susceptibilité :

1.

Me rappeler que lorsqu’on pointe du doigt quelqu’un, on a 3 doigts qui pointent vers soi. Cela signifie que les jugements des autres leur appartiennent. Ils ne sont que le reflet des besoins, des maux de la personne qui les émet. Je n’ai pas à les prendre pour moi.

2.

Comprendre qu’une erreur, un échec n’a pas de caractère personnel, permanent et qu’il ne tient qu’à moi de transformer cette situation en opportunité d’apprentissage et d’accroissement personnel. Ainsi, en augmentant ma confiance en soi, je prends de plus en plus conscience de ma valeur personnelle diminuant autant l’impact des paroles des autres.

Outil n°5 : Respirer

Comme j’en ai déjà parlé, les bienfaits d’une respiration calme et rythmée sont nombreux. C’est entre autre un outil phénoménal pour mettre de la distance psychique entre la situation vécue et la réaction qui en découle. En effet, focaliser son attention sur l’inspiration et l’expiration permet immédiatement de calmer les pensées compulsives qui nous assaillent. De plus, c’est également un excellent moyen pour modifier notre attention, se calmer physiologiquement et temporiser nos réactions en laissant le temps au cerveau rationnel de prendre le dessus sur le cerveau émotionnel.

Voici donc les 5 outils qui m’aident au quotidien à apaiser mon mental. Je t’invite à les tester la prochaine fois que tu auras besoin d’amener de la sérénité dans ta vie.

Alors oui, ces outils ne se mettent pas en place du jour au lendemain. Il n’y a pas de baguette magique qui permette en un claquement de doigt d’apaiser son mental à tendance hyperactif. Mais un pas après l’autre, une journée à la fois, les habitudes cognitives se changent. La méthode miracle n’existe pas. Mais par contre la fréquence, la répétition, la bienveillance sont des clefs pour réussir à changer nos schémas de pensées et nos habitudes comportementales.

A toi ! Dis-moi dans les commentaires si tu utilises déjà de tels outils ? Quels sont les bienfaits qu’ils t’apportent ? As-tu d’autres outils qui t’aident au quotidien ?

Si tu veux travailler à mettre petit à petit ton mental au repos, à diminuer tes saboteurs internes pour aller vers plus de joie de vivre au quotidien, je t’invite à découvrir la formation gratuite «  7 jours gratuits pour booster sa joie de vivre  ».

29 réflexions au sujet de « Comment apaiser son mental lorsqu’on est hypersensible »

  1. Bonjour,

    Ça fait du bien de lire des mots posés sur mes ressentis et agissements. Je me sens moins seule et ça me donne la force d’affronter ce mauvais trait de ma personnalité. Merci beaucoup pour ce « MAIS C’EST TROP MOI IL FAUT QUE JE FASSE QUELQUE CHOSE! » 😃😃

  2. Bonjour Sophie,

    Avec grand plaisir.
    Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque tu dis que cela fait du bien de mettre des mots sur ses ressentis et agissements. La compréhension de soi est une première étape essentielle à l’acceptation de soi et donc au bien-être.
    Bon cheminement

  3. Bonjour, je suis souvent confrontées à ce genre de situation parce que je suis hyper sensible et quand on ne me donne pas de l’affection ou quand on me fait des remarques ou quand je vais dans un endroit avec des amies et je ne connais personne et que mes amies me laissent au lieu de m’intégrer je m’isole et je pleure sa joue aussi a mon niveau social et intellectuel et je vais suivre votre démarche mais j’ai aussi besoin de conseil

  4. Merci Amira pour ton message.
    Savoir identifier les moments où son hypersensibilité nous joue des tours est déjà un premier pas important vers son mieux-être.
    Tu trouveras dans mes articles plein de conseils qui m’aident quotidiennement à m’apporter de la sérénité et du bonheur au quotidien.
    Maintenant, les 3 conseils que je te donnerai est :
    1- De passer à l’action. Il n’existe pas de baguette magique. Tu es la seule à pouvoir travailler sur toi. Alors je t’invite à chaque fois que tu te sens emportée par ton hypersensibilité à remettre du factuel dans tes réactions, tes pensées. Cela passe par comprendre qu’est-ce qui dans l’instant présent te fait réagir comme ça et est-ce que cela tes réactions te sont favorables. J’utilise pour ma part l’outil PENSE (P = Positif, E= Exact, N = Nécessaire, S = Sain, E = Enrichissant). Si ma réponse à ces questions est Non, alors j’essaie de modifier mes pensées, mon comportement
    2- Fais du temps ton allié. Cela demande du temps de modifier des habitudes. Cela est faisable, mais le chemin est long. Par contre, je t’invite vraiment à prendre ce chemin car il t’ouvre les portes d’un mieux-être auquel tu as droit. Alors, surtout, reste bienveillante envers toi-même car tu rencontreras forcément des hauts et des bas sur ton chemin. Mais petit à petit, tes habitudes se transformeront.
    3- Je t’invite également à trouver le vecteur qui te permet de bien travailler sur toi et à évacuer toutes les tensions, les émotions que l’on a souvent tendance à garder pour nous. Pour ma part, l’écriture m’aide beaucoup. Mais cela peut être le dessin, parler avec quelqu’un. Essaie de voir ce qui résonne le mieux pour toi.
    J’espère que ces quelques conseils vont t’aider
    Bon cheminement
    Barbara

  5. Depuis que je suis petite on me dit que je suis susceptible, que je  » réagis au quart de tour », mais c’est tellement difficile de faire autrement quand TOUT nous atteint! Le pire c’est quand on me dit que j’ai un sale caractère, que je suis insupportable, parce que ça ne fait que rajouter à ma souffrance. Je vais tester cette » méthode » et essayer de prendre du recul, qui sait, peut être qu’un jour je trouverai des avantages à mon  » handicap ». Merci !

  6. Merci pour ton partage Catherine. Ton hypersensibilité n’est pas un handicap. C’est une particularité à accueillir, à accepter et à sublimer. Il y a plein d’avantages à être hypersensible. Comme je le dis souvent, tout ce sur quoi tu portes ton attention s’amplifie. Je t’invite donc fortement à porter tout attention sur toutes les belles choses de ta vie. Tu as le droit d’être hypersensible et heureuse. Accorde-toi ce droit!
    Bonne continuation dans ton cheminement

  7. Je vois que je ne suis pas la seule. Parfois j’arrive à prendre du recul mais pas toujours et là c’est dur, surtout quand on ne se sent pas comprise par son chéri. C’est plus dur quand je suis fatiguée. Et vous ?
    Merci pour tout.

  8. Merci Sylvie pour votre commentaire. Non, vous n’êtes pas la seule!
    J’ai la chance d’avoir un conjoint qui me comprend. Mais mis à part lui, je me suis souvent retrouvée incomprise par les autres. Les hypersensibles ne rentrent pas dans les cases édictées par notre société. Nos réactions ne sont souvent pas conformes aux réactions et aux expressions d’émotions jugées normales. Cette situation n’est pas toujours facile car elle peut nous amener à nous travestir pour entrer dans le moule, et par là-même nous faire violence.
    Et tout comme vous, la fatigue pèse lourd sur ma capacité à prendre du recul. En plus, vu la suractivité de mon mental, je suis souvent fatiguée. C’est pour cela que je privilégie souvent des moments de retour au calme. La Nature m’aide beaucoup pour ça. Je préfère par exemple faire une longue balade seule pour me ressourcer que d’être sans arrêt sollicitée par les autres. En fait, j’ai choisi de me choisir en premier. Cela peut sembler égoïste au premier abord, mais c’est la meilleure solution que j’ai trouvé pour être pleinement en harmonie avec moi-même et les autres. Car c’est en étant apaisée que je peux être complètement ouvertes aux autres. C’est du gagnant-gagnant 😉

  9. Je lis cet article et je pleure… Je ne suis pas seule! Je suis en train de vivre un de ces moments où je rumine, j’ai passé une soirée bof, mais je ne retiens que le négatif aujourd’hui, et comme je suis fatiguée, c’est parti en sucette! Merci pour tes outils, je vais regarder ca de plus près!

  10. Non tu n’es pas toute seule. Pendant longtemps, j’ai cru être à part, en marge de la société. J’ai cru avoir un problème.
    En fait, nous sommes nombreux à avoir cette sensibilité exacerbée, cette tendance à l’amplification de ce qui est vécu. Et bien sûr, notre fatigue augmente notre sensibilité.
    En fait, c’est un cercle vicieux : l’hyperactivité de notre cerveau nous fatigue et notre fatigue nous pousse d’autant plus à la rumination. Alors, dans un premier temps, je t’invite à prendre du temps pour toi : te ressourcer en pleine nature, apprendre à respirer profondément. C’est le premier pas nécessaire pour apaiser ta fatigue, ce qui te permettra ensuite d’appliquer les outils partagés.
    Bon cheminement à toi
    Et surtout, reste bienveillante envers toi-même!

  11. Bonjour,
    Merci pour l’article. Je suis sujette aussi à l’hypersensibilité, l’hyperémotivité. Je rumine, mon esprit s’embourbe et je me sens épuisée d’un coup. J’ai trouvé un petit truc qui fonctionne parfois: j’ouvre mon visage. C’est-à-dire, je me force à ouvrir les yeux un peu plus grand, mon frond s’étire et je souris. C’est mécanique mais ça me procure la sensation d’aérer mon esprit, au moins un instant. Et si j’y arrive, un peu de médiation, d’hypnose ou de cohérence cardiaque.
    Pfffiou, c’est du travail!

  12. Merci pour toutes ces astuces. Tu as raison, le corps influence notre mental! Je vais essayer cette technique une prochaine fois que mon hamster tournera en boucle!
    La cohérence cardiaque est en effet un très bon outil. Je n’ai pas encore pris l’habitude de la pratiquer quotidiennement. Je vais regarder ça 😉
    Mais tu as raison, c’est du travail. Un engagement personnel pour aller vers du mieux-être.

  13. merci, je me reconnais tout à fait dans ces descriptions: hypersensible, susceptible et parfois si malheureuse que j’enverrais tout promener….
    parfois c’est terrible car je n’ai absolument pas envie de sortir de cette colère et/ou dépression et l’auto-agressivité n’est pas loin…jusqu’à ce que la fatigue m’emporte dans un abandon total de moi-même, épuisée!
    difficile de contrôler l’envahissement mental par certaines pensées qui s’imposent, à un instant t sans comprendre pourquoi à ce moment-là.
    Dans ces moments incontrôlables où le mental s’impose (et je dirais l’ego) , il est quand même encore possible de repérer, d’accepter et de vivre ce passage. D’ailleurs, se faire violence pour lutter est parfois tout aussi délétère.
    Je pense que d’accepter de ressentir des émotions négatives est nécessaire pour franchir le cap et il faut mettre des mots simples sans se juger. L’isolement, la méditation et le yoga sont ce qui m’aident le plus.
    Ces passages sont petit à petit de moins en moins fréquents et le lâcher-prise est concomitant.
    Mais quel travail sur soi-même! Accepter que l’on n’est pas parfait et mettre en veilleuse notre ego toujours prêt à bondir!

  14. Merci pour ton commentaire Frédérique!
    En effet, c’est un véritable travail sur soi qui comme tu le dis si bien nous permet de diminuer petit à petit les passages difficiles liés à notre sensibilité exacerbée.
    Bravo pour tout se que tu as entrepris et pour tous ces bons conseils que tu nous donnes!

  15. Bonsoir je viens de lire l’article qui m’a été envoyé par ma tante . J’en ai les larmes aux yeux , je me sens tellement incomprise et seule … Je pense souffrir d’hypersensibilité mais comment en être sûr , parfois je me crois folle , dépressive … Puis mon entourage me dit que j’ai un sale caractère , que je m’emporte pour rien , que je suis toujours à fleur de peau , que je vois que le négatif ce qui est vrais , mm quand je parle à une personne inconnu elle va ne voir que ça en moi le négatif … ect… Mais j’ai l’impression de ne plus supporter personnes , un petit rien peu me mettre hors de moi ! Et je me suis séparée depuis mars ,histoire compliquée qui m’a fait perdre ma confiance en moi enfin si j’en ai déjà eu j’en suis plus certaine , jme sens vide , plus aucunes joie de vivre , je pleure pour rien . J’ai essayée de voir une psy mais je pense qu’elle ne me correspondait pas j’y suis allez que 2 fois , je pense retenter avec un autre psy mais j’hésite , j’ai l’impression de me perdre , de voir la vie en noir , d’être entourée que de négatif et mes pensées le sont de plus en plus . Le vie ne m’apporte rien de positif , et quand on me dit que je suis quelqu’un de bien je me demande alors pourquoi je ne suis pas heureuse si je suis si bien que ça la vie devrait être facile à vivre mais c’est pas du tout le cas . Je la voit plutôt comme l’enfer sur terre … Je me reconnais tellement dans cette description mais en pire je crois , les mots , les réactions des gens si je les interprètes mal peuvent trotter dans ma tête pdt des heures , je me sens mal appréciée , mal aimée … je n’arrive jamais à faire des nuits complètes je me réveille bcp donc tjr fatiguée . J’ai de plus en plus de mal à gérer mes sentiments sa en devient difficile à vivre pour moi 😩. Désolée pour le roman

  16. Bonjour Émilie,

    Merci infiniment pour ta confiance. Je comprends tout à fait ce que tu ressens. Avant de réussir à voir l’hypersensibilité comme un cadeau, cela m’a amenée beaucoup de souffrance. J’ai connu 2 dépressions à près de 20 ans d’écart et entre ces 2 dépressions je n’ai pas particulièrement été heureuse. Je vivais des montagnes russes avec ses hauts et ses bas, et des bas de plus en plus forts qui m’amenaient toujours plus de mal-être.
    Se faire aider par un psychologue, être médicamenté peuvent aider dans certains cas. Cela a été le cas pour moi. Mais quoiqu’il arrive, seule toi peut faire le travail pour enfin voir la lumière au bout du tunnel.
    Je pense, pour ma part, que vivre une vie heureuse passe :
    1- par la gratitude. Avoir de la reconnaissance pour tout le positif déjà dans ta vie et il y en a (tu as de la famille qui t’aime comme ta tante t’a fait suivre mon article, un toit pour te protéger…). Notre cerveau nous pousse à voir le négatif. A nous de travailler à voir le positif pour en faire une habitude de vie.
    2- accepter que la vie c’est 50% de joie et 50% de tristesse. Il est normal de ressentir de la tristesse, de vivre des sentiments négatifs. Essaie de ne pas entrer en opposition et au contraire d’accepter de les vivre. Car tout ce à quoi tu fais face s’efface. Donne-toi la permission d’être triste, de ressentir de la colère, de la peur. Tu en as le droit. Ne t’y oppose pas. Vis ces moments en conscience en te disant « ok, je suis en colère. C’est de la tristesse que je ressens là ». N’en fait pas un problème. Laisse les te traverser. Car en acceptant de les vivre, ces sentiments te traversent pour laisser ensuite la place à d’autres sentiments plus positifs. Ce n’est pas facile, mais c’est en ne résistant pas au négatif que le positif prendra sa place dans ta vie.

    Je te souhaite t’amener cette conscience dans ta vie
    Prends bien soin de toi.

  17. Bonjour
    c est super quand on a un mari qui comprend et nous soutien , malheureusement ce n est pas mon cas mon hypersensibilité il ne veut pas en entendre parler c est un problème de «faible » comme il le dit si bien. Donc il en rajoute avec ces réflexions et je trouve quand même que pour une hypersensible je ne fai pas trop de colère ou crise , mais la depuis plus de deux ans j arrive de moins en moins à supporter mon quotidien et surtout quand je suis en deuxième période de mon cycle menstruel tout les sensations , les réactions s’intensifient ça en devient invivable . Est ce que ça vous arrive à vous ?
    Cordialement

  18. Bonjour Maria,

    Oui, je comprends tout à fait les réactions qui s’intensifient à l’approche des règles. J’ai moi aussi connu ça très fortement. Dans cette période, je n’arrivais plus à me contrôler. J’avais l’impression d’être la marionnette de mes émotions. Je m’énervais pour un rien. Et lorsque je me mettais en colère, je me rendais compte que ma colère était bien souvent déplacée, mais je n’arrivais pas pour autant à me calmer. Je pleurais sans arrêt. Et puis, à l’arrivée des règles, le soufflet retombait d’un seul coup. C’était très dur à supporter nerveusement et physiquement également. J’en parle au passé car suite à un cancer de l’endomètre, j’ai subi l’année dernière une hystérectomie. Et depuis, je ne vis plus ces montées en tension. Comme quoi, derrière chaque situation se cache un cadeau lorsqu’on veut bien prendre le temps de regarder 😉

    Concernant notre entourage, il est en effet important d’avoir un entourage compréhensif. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas avec notre entourage proche. Mais, dans chaque situation, vous avez le pouvoir de décider ce qui est bon pour vous. Par exemple, si votre conjoint ne peut pas avoir ce rôle, vous pouvez peut-être le trouver chez des ami(e)s, de la famille… Il existe beaucoup de groupes sur Facebook dédiés à l’hypersensibilité. Une association existe également. L’essentiel ici est de trouver des personnes qui puissent vous comprendre et vous accompagner dans votre cheminement.
    Est-ce que cela vous parle?

    Très belle journée

  19. Merci beaucoup pour ton partage. Je me retrouve tellement dans tes mots et cela fait du bien, car je me sens moins seule . On pense parfois être anormal et en fait je réalise que je suis tout simplement hypersensible. La méchanceté des autres, la jalousie gratuite m ont beaucoup détruite mais je sais que je dois pas me laisser atteindre. Je resterais franche jusqu’au bout et surtout j ai envie de vous dire, de vous fier à vos intuitions. Combien de fois je me suis remise en question ou culpabilisée pour des choses qui finalement m ont démontré avec le temps que j étais pas si folle. Quand on se fait confiance, on est aussi moins attaquable ou vulnérable.
    Merci encore

  20. Tu as raison, s’aimer et se faire confiance sont la base d’une meilleure relation avec soi-même et donc par extension avec les autres. Car notre paix intérieure a alors des répercutions sur l’extérieur.
    Merci pour ton commentaire

  21. Bonjour,
    Cela fait longtemps que je sais que je suis hypersensible. C’est dur a vivre mais j’ai toujours trouvé cela beau en moi. J’ai avancé sur certains points et je pensais avoir terminé … Grande erreur ! car je continue a être susceptible mais ne m’en rendait pas vraiment compte …
    Et voila que je me baladais sur le net et tombe sur votre article qui me re-re-re-re explique que le chemin n’est pas fini et que c’est un travail de longue allène. J’avais oublié… ou laissé de coté ? comment est-ce possible ?
    Alors, je voulais vous remerciez Barbara, de prendre le temps d’écrire sur ce sujet, de nous répondre, et d’être une agréable conseillère (suite aux commentaires que j’ai pu lire). Cela est touchant de savoir que le bien-être de personne -pourtant inconnu ! – vous préoccupe.
    Merci

  22. C’est tout à fait moi
    Il t’arrive de te couper du moment présent à force de rester bloqué(e) dans les ruminations du passé ou dans l’anticipation anxieuse des événements à venir. Tu peux te demander régulièrement comment être à la hauteur de ce que l’on attend de toi. Et à force de craindre le regard des autres, tu t’isoles, te renfermes sur toi-même.
    J’espère que tout sa va m’aide merci à l’avance

  23. Bonjour Barbara et bonjour à tous,

    J’ai compris l’an dernier, seulement,que j’étais hypersensible, et cette 1ere étape m’a déjà beaucoup aidé dans mon cheminement. Aujourd’hui, je rencontre des difficultés et du coup je me sens accablée, bien que, j’ai lutté pour garder une pensée positive depuis un an, et j’ai réussi jusqu’à hier! J’ai compris, très vite, que je n’avais pas la même lecture que les autres du monde, j’ai toujours trouvé que c’était une force, mais qu’evidemment, cela me causait aussi beaucoup de soucis. J’ai toujours été à l’écoute des autres et ressenti leur émotions. ( Ce qui est épuisant). Par exemple, j’ai compris seulement l’an dernier, que je ne supportait pas plus de 2 jours, la compagnie de ma famille, ce que je m’interdisais de penser avant car je trouvais ça mal. Etant une véritable éponge, en fait, moralement et physiquement, je ne peux supporter que 2jours, avec des moments off rien qu’à moi ( ça peut être bouquiner un magazine aux toilettes, lol, là personne ne vient trop me déranger), et j’ai accepté cette idée et je l’assume maintenant. Ce n’est pas mal, je m’écoute et j’écoute mes besoins. J’ai tendance à me laisser prendre mon énergie par mon entourage, qui parfois n’ est pas bienveillant hein! Et après je me retrouve à culpabiliser de m’être fait prendre mon énergie et d’avoir cette pensée ! Compliqué. Je me rend compte aussi que j’aimerai parfois que certaine personne de mon entourage soi autant à l’écoute que j’ai pu l’être, mais tout le monde n’a pas cette capacité, et du coup je suis déçue. J’ai compris aussi que lorsqu’on grandi avec peu d’écoute et des phrases comme  » tu vrilles, encore » ou « tu interprètes encore », c’est difficile après de se dévoiler et de parler librement, le jugement des autres étant source de stress, alors quand cela vient des proches, c’est encore plus compliqué. C’est comme si on me disait : « tais toi, c’est n’importe quoi ce que tu dis, je t’écoute pas ». Heureusement, que je développe mon côté créatif et que souvent peu de choses me rendent heureuse. Bon là, clairement, depuis hier, j’y vois plus très clair! Mais par contre, c’est la première fois que je dis à mon entourage, non là je vais pas bien, je peux plus absorber quoique ce soit! Laissez moi tranquille pour l’instant, avec vos demandes etc…et je pense que ça a beaucoup surpris mais que j’ai été compris ! J’apprends à être douce et bienveillante avec moi d’abord en fait ! Ce que je fais pour les autres, je dois d’abord me l’appliquer, je dois m’aider moi, car j’ai bien compris que l’on n’a pas tous cette capacité d’empathie que je peux avoir. Alors je me préserve et je dis plus clairement, sans détours, les choses, sinon les gens comprennent pas en fait! A force de vouloir ménager, ne pas vexer, etc…j’ai compris que c’était moi qui ne me menageait pas…et honnêtement personne le fera à ma place! Je suis actuellement épuisée d’un an de yoyo émotionnel, j’ai besoin de me ressourcer réellement, et lire cet article et les commentaires m’ont fait du bien et je voulais témoigner à mon tour! Merci beaucoup pour tout

  24. Pendant longtemps Eléa, il m’est arrivé de me perdre dans mes pensées, dans mes ruminations, voire même de me créer des scénarios mentaux afin d’échapper à la réalité.
    J’ai moi-aussi eu cette impression de ne pas être assez. Et parfois même d’être trop (trop sensible, trop susceptible…). Ces pensées ont bien évidemment eu pour conséquence l’isolement. Ce qu’il est important de comprendre ici c’est que ce ne sont que des croyances, c’est-à-dire des pensées que l’on se répète. Ces pensées viennent pour beaucoup de notre enfance, de nos parents, de nos enseignants, de nos amis. Ce sont leurs paroles. En tant qu’adulte, il nous appartient maintenant de reprendre la responsabilité et le contrôle de nos pensées et de choisir de croire celles qui nous font du bien. J’ai donc appris à déconstruire petit à petit, grâce aux outils que je présente dans mes articles, les différences croyances qui me bloquaient pour ne garder que celles qui me dynamisent.
    Bon cheminement vers toi!

  25. Merci infiniment Isabelle pour ton partage.
    Je retrouve beaucoup de sagesse dans ton commentaire. J’aime en particulier ces 2 points :
    – il ne faut surtout pas s’oublier dans l’équation. Nous devons être notre meilleur ami(e). Il nous appartient de prendre soin de nous car aucune autre personne ne peut le faire aussi bien que nous-même. En effet, nous sommes les seuls à entendre nos pensées, à ressentir nos émotions et à comprendre nos besoins. Malheureusement, l’hypersensibilité nous pousse souvent à nous faire passer après les autres. Mais, tout comme toi, j’ai appris par expérience que c’est une erreur. En avion, les consignes sont de se mettre le masque à oxygène en premier à soi-même pour pouvoir être en mesure d’aider les autres. Il doit en être de même dans notre vie de tous les jours. Nous devons passer en premier pour nous-même. Ce n’est pas être égocentrique de faire ça, au contraire, c’est être bienveillant envers nous-même et envers les autres. Car on ne peut pas aimer quelqu’un d’autre si on ne s’aime pas soi-même et on ne peut pas aider quelqu’un d’autre si on est épuisé.

    – les autres sont libres d’agir comme ils l’entendent. Nous n’avons aucun contrôle sur les autres. Chacun est libre d’agir comme il le souhaite, même si cela ne va pas dans le sens qu’on aimerait. Il est donc essentiel d’apprendre à lâcher-prise sur le contrôle des autres. Ce principe est essentiel pour nous procurer de la paix d’esprit.

    Avant de te laisser, j’aimerais juste te partager un dernier point qui est essentiel. Tout change Isabelle. Même si tu traverses une période plus difficile actuellement, cela ne définit pas qui tu es. Et surtout garde la foi que cela aussi changera. Un pas à la fois, en restant bienveillante envers toi-même.

  26. Et bien toute une découverte pour moi, 53 ans ,brun out, wonderwomen, perfectionniste, contrôlante tout cela en 2 séances avec ma thérapeute et la le boulot commence je suis épuisée . La respiration c’est ce que mes 2 thérapeutes me demande et reformuler pour refitiger mes émotion alors je suis très heureuse d’avoir trouver votre site qui m’aide à me donne des méthode et à garder espoir que c »est possible d’y arrivé

  27. Merci pour votre commentaire Chantal.
    Bien sûr que c’est possible d’y arriver. Un pas à la fois. Même tout petit est suffisant pour nous faire avancer à condition de rester bienveillant envers soi-même.
    Bonne continuation sur ce chemin vers vous-même

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