Developpement personnel

Comment apaiser son mental lorsqu’on est hypersensible

Comment apaiser son mental lorsqu'on est hypersensible

Que serait ta vie sans les stimuli incessants du mental ?

Une vie où tu serais serein(e), apaisé(e). Tu saurais garder ton calme en toutes circonstances, que cela soit avec tes enfants, tes collègues, tes proches. Une vie sans culpabilité permanente, sans jugement des autres ou de soi-même.

Chaque événement de vie, chaque difficulté rencontrée, chaque conflit, chaque échec serait vécu comme une opportunité d’apprentissage et de développement. Tu profiterais du moment présent et tu serais plein(e) d’énergie pour croquer la vie à pleines dents.

En fait, une vie où tu serais tout simplement épanoui(e), heureux(se) et en paix avec toi-même, les autres et la vie. 

Et pourtant, la réalité est parfois toute autre.

Tu as peut-être tendance à exploser à la moindre contrariété au point de t’entendre répéter à quel point tu es susceptible et à fleur de peau. Ou bien, tu vis très mal les conflits, les disputes car tu te sens responsable, voire coupable des troubles perçus chez l’autre.

Il t’arrive de te couper du moment présent à force de rester bloqué(e) dans les ruminations du passé ou dans l’anticipation anxieuse des événements à venir. Tu peux te demander régulièrement comment être à la hauteur de ce que l’on attend de toi. Et à force de craindre le regard des autres, tu t’isoles, te renfermes sur toi-même.

Et tu ressens dans ton corps les manifestations de ton trop-plein de ressentis. Tu fais des insomnies, des crises d’urticaire. Tu es très souvent fatigué(e).

Tout ceci, je l’ai vécu et il m’arrive de le vivre encore. Mais j’ai développé des outils qui me permettent de passer outre l’émotionnel exacerbé, l’anxiété, le mental et de m’apaiser. Des outils qui me permettent de ne plus être sans arrêt sur le qui-vive de ce que les autres disent / font voire ne disent pas / ne font pas. J’ai appris à stopper mon mental là où avant il se perdait indéfiniment dans le pourquoi du comment à longueur de journée.

Voici donc 5 outils que je t’invite à mettre en place la prochaine fois que ton cerveau tournera en boucle.

Outil n°1 : Apprendre à s’observer

Devenir conscient(e) de ses pensées, de ses émotions, de ses sentiments, de ses réactions est une capacité essentielle à la compréhension de soi. Car quiconque est aveugle à ce qu’il ressent est à la merci de ses sentiments.

Il est donc essentiel de comprendre ton mode de fonctionnement, ton paysage intérieur. Cela signifie être à l’écoute des agissements de ton mental, de ta petite voix critique. Comprendre tes réactions face aux émotions vécues. Regarder tes manifestations somatiques. En mettant en lumière tes émotions envahissantes, tes pensées négatives tu prendras automatiquement un peu de distance avec ton affectivité. Tu évacueras un peu du stress naissant et tu augmenteras ta capacité d’être dans le moment présent.

Outil n°2 : Voir les choses telles qu’elles sont réellement

Une des caractéristiques des overthinkers, ces personnes soumises à l’hyperactivité mentale, est une forte capacité à interpréter, à tort ou à raison, les gestes, les paroles dites ou tues, les regards, les intonations utilisées. On a alors tendance à scruter chaque échange à travers le prisme déformé de nos croyances, de nos interprétations, de nos aprioris. On anticipe négativement mais avec certitude les événements à venir.

Et pourtant, bien souvent la réalité n’est pas telle qu’on la voit. Il est donc essentiel d’apprendre à porter son attention de manière neutre et de voir les choses telles qu’elles sont réellement.

Outil n°3 : Apprendre à relativiser

Une des premières difficultés auxquelles j’ai dû faire face a été ma tendance à toujours tout prendre de plein fouet. Chaque remarque, chaque situation vécue, chaque attitude occasionnait des coups d’état émotionnel auxquels j’avais beaucoup de mal à résister.

Par expérience, j’ai compris que tout ce sur quoi je portais ton attention s’amplifiait. En d’autres termes, plus tes pensées sont orientées sur une chose, plus tu l’attires. Alors, à toi de décider sur quoi tu veux porter ton attention.

Le positif ou sur le négatif ?

L’essentiel ou sur l’accessoire ?

L’abondance ou sur le manque ?

Le bien-être ou sur la souffrance ?

Tu verras qu’en choisissant ton bien-être, tu arriveras petit à petit à nuancer tes réactions. Tu apprendras à dédramatiser et surtout tu apaiseras immédiatement tes pensées et tes émotions négatives envahissantes.

Outil n°4 : Apaiser ta susceptibilité

Susceptible, à fleur de peau, soupe au lait, irritable, coléreux…

Autant de synonymes qui désignent notre tendance à être facilement blessé(e) par les phrases / remarques / critiques / jugements / attitudes des autres.

Je ne compte plus le nombre de fois où je suis restée bloquée sur des remarques que j’avais jugées négatives. Je développais alors une amertume qui tournait en boucle dans ma tête m’enfermant par la même occasion dans mon chagrin et ma colère. J’avais l’impression que ma vie se résumait à un parcours du combattant où je devais sans arrêt faire face à de douloureuses joutes verbales.

Dans mon cas, deux choses m’ont aidée à apaiser ma susceptibilité :

1.

Me rappeler que lorsqu’on pointe du doigt quelqu’un, on a 3 doigts qui pointent vers soi. Cela signifie que les jugements des autres leur appartiennent. Ils ne sont que le reflet des besoins, des maux de la personne qui les émet. Je n’ai pas à les prendre pour moi.

2.

Comprendre qu’une erreur, un échec n’a pas de caractère personnel, permanent et qu’il ne tient qu’à moi de transformer cette situation en opportunité d’apprentissage et d’accroissement personnel. Ainsi, en augmentant ma confiance en soi, je prends de plus en plus conscience de ma valeur personnelle diminuant autant l’impact des paroles des autres.

Outil n°5 : Respirer

Comme j’en ai déjà parlé, les bienfaits d’une respiration calme et rythmée sont nombreux. C’est entre autre un outil phénoménal pour mettre de la distance psychique entre la situation vécue et la réaction qui en découle. En effet, focaliser son attention sur l’inspiration et l’expiration permet immédiatement de calmer les pensées compulsives qui nous assaillent. De plus, c’est également un excellent moyen pour modifier notre attention, se calmer physiologiquement et temporiser nos réactions en laissant le temps au cerveau rationnel de prendre le dessus sur le cerveau émotionnel.

Voici donc les 5 outils qui m’aident au quotidien à apaiser mon mental. Je t’invite à les tester la prochaine fois que tu auras besoin d’amener de la sérénité dans ta vie.

Alors oui, ces outils ne se mettent pas en place du jour au lendemain. Il n’y a pas de baguette magique qui permette en un claquement de doigt d’apaiser son mental à tendance hyperactif. Mais un pas après l’autre, une journée à la fois, les habitudes cognitives se changent. La méthode miracle n’existe pas. Mais par contre la fréquence, la répétition, la bienveillance sont des clefs pour réussir à changer nos schémas de pensées et nos habitudes comportementales.

A toi ! Dis-moi dans les commentaires si tu utilises déjà de tels outils ? Quels sont les bienfaits qu’ils t’apportent ? As-tu d’autres outils qui t’aident au quotidien ?

Si tu veux travailler à mettre petit à petit ton mental au repos, à diminuer tes saboteurs internes pour aller vers plus de joie de vivre au quotidien, je t’invite à découvrir la formation gratuite «  7 jours gratuits pour booster sa joie de vivre  ».

13 réflexions au sujet de « Comment apaiser son mental lorsqu’on est hypersensible »

  1. Bonjour,

    Ça fait du bien de lire des mots posés sur mes ressentis et agissements. Je me sens moins seule et ça me donne la force d’affronter ce mauvais trait de ma personnalité. Merci beaucoup pour ce « MAIS C’EST TROP MOI IL FAUT QUE JE FASSE QUELQUE CHOSE! » 😃😃

  2. Bonjour Sophie,

    Avec grand plaisir.
    Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque tu dis que cela fait du bien de mettre des mots sur ses ressentis et agissements. La compréhension de soi est une première étape essentielle à l’acceptation de soi et donc au bien-être.
    Bon cheminement

  3. Bonjour, je suis souvent confrontées à ce genre de situation parce que je suis hyper sensible et quand on ne me donne pas de l’affection ou quand on me fait des remarques ou quand je vais dans un endroit avec des amies et je ne connais personne et que mes amies me laissent au lieu de m’intégrer je m’isole et je pleure sa joue aussi a mon niveau social et intellectuel et je vais suivre votre démarche mais j’ai aussi besoin de conseil

  4. Merci Amira pour ton message.
    Savoir identifier les moments où son hypersensibilité nous joue des tours est déjà un premier pas important vers son mieux-être.
    Tu trouveras dans mes articles plein de conseils qui m’aident quotidiennement à m’apporter de la sérénité et du bonheur au quotidien.
    Maintenant, les 3 conseils que je te donnerai est :
    1- De passer à l’action. Il n’existe pas de baguette magique. Tu es la seule à pouvoir travailler sur toi. Alors je t’invite à chaque fois que tu te sens emportée par ton hypersensibilité à remettre du factuel dans tes réactions, tes pensées. Cela passe par comprendre qu’est-ce qui dans l’instant présent te fait réagir comme ça et est-ce que cela tes réactions te sont favorables. J’utilise pour ma part l’outil PENSE (P = Positif, E= Exact, N = Nécessaire, S = Sain, E = Enrichissant). Si ma réponse à ces questions est Non, alors j’essaie de modifier mes pensées, mon comportement
    2- Fais du temps ton allié. Cela demande du temps de modifier des habitudes. Cela est faisable, mais le chemin est long. Par contre, je t’invite vraiment à prendre ce chemin car il t’ouvre les portes d’un mieux-être auquel tu as droit. Alors, surtout, reste bienveillante envers toi-même car tu rencontreras forcément des hauts et des bas sur ton chemin. Mais petit à petit, tes habitudes se transformeront.
    3- Je t’invite également à trouver le vecteur qui te permet de bien travailler sur toi et à évacuer toutes les tensions, les émotions que l’on a souvent tendance à garder pour nous. Pour ma part, l’écriture m’aide beaucoup. Mais cela peut être le dessin, parler avec quelqu’un. Essaie de voir ce qui résonne le mieux pour toi.
    J’espère que ces quelques conseils vont t’aider
    Bon cheminement
    Barbara

  5. Depuis que je suis petite on me dit que je suis susceptible, que je  » réagis au quart de tour », mais c’est tellement difficile de faire autrement quand TOUT nous atteint! Le pire c’est quand on me dit que j’ai un sale caractère, que je suis insupportable, parce que ça ne fait que rajouter à ma souffrance. Je vais tester cette » méthode » et essayer de prendre du recul, qui sait, peut être qu’un jour je trouverai des avantages à mon  » handicap ». Merci !

  6. Merci pour ton partage Catherine. Ton hypersensibilité n’est pas un handicap. C’est une particularité à accueillir, à accepter et à sublimer. Il y a plein d’avantages à être hypersensible. Comme je le dis souvent, tout ce sur quoi tu portes ton attention s’amplifie. Je t’invite donc fortement à porter tout attention sur toutes les belles choses de ta vie. Tu as le droit d’être hypersensible et heureuse. Accorde-toi ce droit!
    Bonne continuation dans ton cheminement

  7. Je vois que je ne suis pas la seule. Parfois j’arrive à prendre du recul mais pas toujours et là c’est dur, surtout quand on ne se sent pas comprise par son chéri. C’est plus dur quand je suis fatiguée. Et vous ?
    Merci pour tout.

  8. Merci Sylvie pour votre commentaire. Non, vous n’êtes pas la seule!
    J’ai la chance d’avoir un conjoint qui me comprend. Mais mis à part lui, je me suis souvent retrouvée incomprise par les autres. Les hypersensibles ne rentrent pas dans les cases édictées par notre société. Nos réactions ne sont souvent pas conformes aux réactions et aux expressions d’émotions jugées normales. Cette situation n’est pas toujours facile car elle peut nous amener à nous travestir pour entrer dans le moule, et par là-même nous faire violence.
    Et tout comme vous, la fatigue pèse lourd sur ma capacité à prendre du recul. En plus, vu la suractivité de mon mental, je suis souvent fatiguée. C’est pour cela que je privilégie souvent des moments de retour au calme. La Nature m’aide beaucoup pour ça. Je préfère par exemple faire une longue balade seule pour me ressourcer que d’être sans arrêt sollicitée par les autres. En fait, j’ai choisi de me choisir en premier. Cela peut sembler égoïste au premier abord, mais c’est la meilleure solution que j’ai trouvé pour être pleinement en harmonie avec moi-même et les autres. Car c’est en étant apaisée que je peux être complètement ouvertes aux autres. C’est du gagnant-gagnant 😉

  9. Je lis cet article et je pleure… Je ne suis pas seule! Je suis en train de vivre un de ces moments où je rumine, j’ai passé une soirée bof, mais je ne retiens que le négatif aujourd’hui, et comme je suis fatiguée, c’est parti en sucette! Merci pour tes outils, je vais regarder ca de plus près!

  10. Non tu n’es pas toute seule. Pendant longtemps, j’ai cru être à part, en marge de la société. J’ai cru avoir un problème.
    En fait, nous sommes nombreux à avoir cette sensibilité exacerbée, cette tendance à l’amplification de ce qui est vécu. Et bien sûr, notre fatigue augmente notre sensibilité.
    En fait, c’est un cercle vicieux : l’hyperactivité de notre cerveau nous fatigue et notre fatigue nous pousse d’autant plus à la rumination. Alors, dans un premier temps, je t’invite à prendre du temps pour toi : te ressourcer en pleine nature, apprendre à respirer profondément. C’est le premier pas nécessaire pour apaiser ta fatigue, ce qui te permettra ensuite d’appliquer les outils partagés.
    Bon cheminement à toi
    Et surtout, reste bienveillante envers toi-même!

  11. Bonjour,
    Merci pour l’article. Je suis sujette aussi à l’hypersensibilité, l’hyperémotivité. Je rumine, mon esprit s’embourbe et je me sens épuisée d’un coup. J’ai trouvé un petit truc qui fonctionne parfois: j’ouvre mon visage. C’est-à-dire, je me force à ouvrir les yeux un peu plus grand, mon frond s’étire et je souris. C’est mécanique mais ça me procure la sensation d’aérer mon esprit, au moins un instant. Et si j’y arrive, un peu de médiation, d’hypnose ou de cohérence cardiaque.
    Pfffiou, c’est du travail!

  12. Merci pour toutes ces astuces. Tu as raison, le corps influence notre mental! Je vais essayer cette technique une prochaine fois que mon hamster tournera en boucle!
    La cohérence cardiaque est en effet un très bon outil. Je n’ai pas encore pris l’habitude de la pratiquer quotidiennement. Je vais regarder ça 😉
    Mais tu as raison, c’est du travail. Un engagement personnel pour aller vers du mieux-être.

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